S’impliquer de toutes parts dans la communauté startup

19 novembre 2019

〰️ En collaboration avec Baron mag dans le cadre de la Semaine Mondiale de l’Entrepreneuriat

Ils sont directeurs administratif et financier, gestionnaire, directrice marketing ou encore directeur des opérations et ils ont choisi de travailler pour une startup. Sans être CEO, ils relèvent les enjeux, s’impliquent et vivent pleinement les aventures aussi bien humaines que professionnelles propres aux entreprises en démarrage. Portraits.

 

⚪ Laurent Binda, directeur administratif et financier depuis 11 mois pour Flex Pay

Laurent Binda

Je suis en relation avec des avocats, des assureurs, des partenaires financiers. Je prépare des infolettres à l’intention des investisseurs. On fait des rapports notamment auprès des banquiers, des fins d’année comme n’importe quelle entreprise, à la différence près qu’on n’est pas une grosse équipe, on est trois.

Au jour le jour, je travaille avec le directeur général pour savoir où on s’en va et comment financer nos projets. Tu ne peux pas être nécessairement rentable au tout début, donc on mise sur la croissance des revenus et pour la soutenir, il faut investir. Ça veut dire qu’au départ, souvent, il faut qu’on règle la trésorerie.

J’ai acquis des compétences, notamment sur la façon de présenter l’information financière aux investisseurs potentiels. Il faut être assez organisé pour ne pas non plus perdre tout son temps à travailler sur le financement, parce que ça prend énormément de temps à l’exécutif et si on fait que ça, l’entreprise n’avance pas.

Pourquoi travailler pour une startup

Parce que tu ne viens pas prendre une compagnie qui existait avant, tu es en train de participer à la naissance de quelque chose qui peut devenir gros, donc c’est excitant. Le sentiment d’équipe est souvent assez grand et les employés sentent qu’ils font partie d’un vrai projet. Il y a des enjeux d’entreprise qui sont immédiats avec de l’avancement au jour le jour.

 

⚪ Simon Trépanier, gestionnaire – activités inter-partenaire depuis plus de 2 ans pour MT Lab

Simon Trépanier

Je facilite des projets de collaboration entre des PME innovantes et les grandes entreprises. Je commence avec des questions pour savoir ce que l’entrepreneur-e souhaite accomplir et ce qu’il-elle veut amener dans le monde. Je dois comprendre en quoi je peux être utile pour sa startup. Du côté des grandes entreprises, parce qu’ils sont influents dans leur domaine, ils se font beaucoup solliciter, mais leur grand souci est de savoir à qui ils devraient accorder de l’attention. On les accompagne et on crée des occasions de rencontre qui sont qualifiées, donc on sauve du temps et de l’argent des deux côtés.

Les grandes entreprises vont chercher leur côté agile, c’est-à-dire si on part sur quelque chose et on pense que cette chose-là est bonne, on peut agir rapidement. Ensuite, c’est la gestion de la croissance. On le voit souvent dans le milieu startup, c’est à ce moment-là, fragile, qu’on double l’équipe en un an ou qu’on va chercher des investissements, ça passe ou ça casse.

Quels sont les enjeux de votre rôle liés aux startups?

Il existe deux catégories de startups, donc des approches différentes. Certaines ont l’objectif de doubler, de tripler, voire de faire un x10, assez rapidement et d’être rachetées par un grand groupe ou de conquérir le monde. Dans une cohorte de 15 entreprises, il y en a peut-être 3 qui vont se qualifier pour ça. Il y en a quand même 12 qui ont quelque chose d’hyper prometteur pour l’industrie, mais qui ne seront pas en soi des entreprises valorisées à plusieurs milliards de dollars et ça nous convient aussi parce qu’on répond à un besoin.

 

⚪ Emma Williams, directrice marketing depuis plus d’un an pour Breathe Life

Emma Williams

Nous sommes une compagnie B2B [business to business] qui vendons à de grandes organisations, comme des banques et des compagnies d’assurance. Une grande partie du travail est donc de soutenir l’équipe de vendeurs. On organise de nombreux événements marketing, je me rends à beaucoup de conférences et, si on y a des kiosques, on organise des événements exclusifs pour essayer de rencontrer des clients.

On fait aussi beaucoup de contenus marketing, mais il s’adresse à des directeurs généraux qui travaillent pour des compagnies d’assurance et des banques, donc c’est un peu différent par rapport à ce que l’on faisait au début.

On fait beaucoup de relations publiques aux États-Unis, on essaye d’avoir notre contenu publié en tant qu’invité dans des publications de l’industrie.

J’ai un caractère qui fait que je peux rapidement m’ennuyer, c’est pourquoi j’aime travailler dans une startup, les choses sont sans cesse en évolution!

Puisque vous habitez à Vancouver, est-ce que votre travail à distance se gère facilement?

Cela se passe bien parce que je suis seule au département marketing et je travaille beaucoup avec les vendeurs qui sont toujours sur la route. Je pense aussi que c’est une spécificité des startups, elles sont très compréhensives, d’autant plus qu’elles veulent les meilleurs talents, où qu’ils soient. Elles sont ouvertes aux technologies comme Slack [NDLR Plate-forme de communication collaborative] qui s’utilisent facilement et donnent l’impression d’être à côté. Elles s’occupent vraiment bien de leurs employés. Elles travaillent fort pour s’assurer qu’ils sont heureux et vont rester.

 

⚪ Al Mithani, directeur des opérations, chef de produit et ingénieur informatique principal depuis plus de 3 ans pour Smart Halo

Al Mithani

En tant que directeur des opérations, je dois m’assurer que tout un chacun dispose des outils dont il a besoin pour réussir son travail. Je dois vérifier que la façon dont on travaille et communique est vraiment efficace et à jour. Je suis responsable du succès de l’équipe.

En tant que chef de produit, j’attrape toutes les contraintes et opportunités qui s’offrent à nous et je les transforme en quelque chose de concret. Mon travail est de créer un produit captivant. Il y a énormément de choses que l’on peut faire et je dois décider ce sur quoi on va se pencher les trois prochains mois.

En tant qu’ingénieur informatique, je crée des systèmes évolutifs et robustes que nos utilisateurs vont aimer. Si tu as une super idée, design et concept, mais que tu n’as pas la structure informatique adaptée pour la concrétiser, les utilisateurs ne vont pas apprécier.

Comment jonglez-vous entre vos trois rôles?

Je dois porter plusieurs chapeaux parce que l’équipe est restreinte, ce qui est vraiment compliqué à gérer. Dans une compagnie plus mature, ce serait au moins une personne différente qui prendrait en charge l’un des rôles, à temps plein. Je dois donc me concentrer sur ce qu’il y a de plus important à faire à un moment donné.

Dans une compagnie non émergente, tu as souvent des directives bien précises alors que dans une startup, il y a tellement d’inconnu et tellement à faire que chacun à un grand pouvoir de décisions que ça peut être tant une malédiction parce que ce n’est pas toujours simple de savoir où l’on va, qu’une bénédiction parce qu’on a l’autorité nécessaire pour définir les priorités.

La Semaine Mondiale de l’Entrepreneuriat a lieu du 18 au 24 novembre cette année. Consultez les nombreux événements organisés. Apprenez-en plus ici.

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